lundi 17 juin 2013

14 juin



Azur ! Seul le nom de ce village annonce l'imminence bleue tant attendue.
Village banal, paysage morne, les champs terre-d'ombre alternant au vert sombre de la Grande Forêt, affreusement édentée depuis la terrible tempête Lotha. Agriculture et durs travaux des hommes, rien n'évoquait ici la magie écarlate des étés balnéaires.
Il faut aller plutôt vers Capbreton, Hossegor, Seignosse.

À mon côté Pareo, les yeux étrécis, impatiente, demande si C'est loin encore.
Non, nous arrivons : Messanges ! Plus insignifiant encore qu'Azur. La place minuscule, avec le café, l'échoppe, la banque postale et l’Église en crépi. Vite, le ruban vers la plage, pavé des premiers sables, le parking presque vide.
Nous enjambons la dune safran piquetée ça et là de genêts, par l'escalier de bois crépitant de cilices, et soudain , tout était là !
Le Grand Océan sous le dôme du ciel à perte de vue, la splendeur déchirante du monde !
Toute d'émotion, Pareo, ses éphélides enluminées comme autant de grains de soleil, pleurait et riait .

Tout était là, présent.
Après l'étroite bande ocreuse de la plage, les dégradés vert-bleu d'Okaenos : d'abord l'absinthe, puis l'émeraude, le bleu turquoise, le bleu outremer et à la fin ce bleu de minuit, impensable, jusqu'à cet horizon azuré là bas, là bas, à l'autre bout du ciel d'un bleu électrique implacable.
Le fracas des détonations entêtées des vagues se fondait en cette rumeur sourde qui semble l'ample respiration du monde.
Nous humions les embruns, l'iode, l'ambre du corps des femmes nues.
Vive, Pareo prenait ma main pour m'entraîner aux pieds arénacés et lacés d'algues du Colosse étendu qui respire, toute humide, toute fondue, à l'unisson de cette munificente nature.

Mais déjà, aride à travers ce miroir cérulé, je réfléchissais : je pense, donc je ne suis pas.
Pourquoi cette euphorie ? Sentiment esthétique ?
Non, consentement fondamental. Parce qu'ici tout dit la joie simple, sans partage et sans espoir, d’être là, livré à tous les vents du monde.
L'Histoire ne passe plus, non plus que les histoires.
Le grand acquiescement qui est le grand consentement à la mort, c'est à dire au néant éternel, puisque le néant c'est le monde, et le néant peut-être infiniment bleu, infiniment lumineux, et l'on accepte de s'y agréger à jamais, de s'éparpiller en photons éclectiques, devenir une parcelle de Cela. 
Spectre ultramarin dans l'ethernité ultraviolette, et non 'vieux squelette gelé' en d'obscures ténèbres.

Mais cette intuition est illusoire, comme cette après-midi irradiée n'est qu’une des innombrables fata morgana du kaléidoscope zodiacal. Toute sa magnificence profuse est celle du soleil. Lui seul confère à notre séjour sublunaire cette splendeur.
Atoum-Râ, Ré, brillant Hélios, notre seule Étoile, seul dieu à qui nous devons rendre grâce. 

Un peu de champ et tout s'obombre, m^me Okaenos paraîtra une étendue gris-de-Payne, vu d'une de ces saletés de satellites.
Sa marée gonfle nos cœurs ? Mais nous ne mourrons pas maintenant, ni ici, sans doute.
Qui sait, demain peut-être dans une cage puante, gardé à vue par des porcs en rangers.
Alors on se dit qu'il y a des milliards d'autres soleils, partout des Mondes inconnus, que l'Univers est mystérieux et harassant à souhait.
Mais aussitôt l'autre pensée amère: toutes les étoiles s'éteindront, l'univers sera de plus en plus froid de plus en plus vide, Grand Océan s'évaporera dans ce vide, les obscures ténèbres auront le dernier mot.

Décidément tout sentiment océanique est vain.
Vain comme cet exil où je suis toujours, cependant que Pareo, en riant, m'entraînait vers la grève.
félix lechat

mardi 11 juin 2013

Antifa faon...



ANTIFA, gentil faon des familles aux membres grêles, qui gambade dans le pré carré, prend garde aux durs poings plébéiens, ils sont solides hélas à ta mâchoire fine, et ont la force de faire périr le jeune antifa imprudent.
La guéguerre à 18 ans, on s'amuse, faut bien que jeunesse trépasse, « on n'est pas sérieux quand on a 18 ans », on s'attife antifa c'est fun, un look avant d'être une conviction.

Pauvre antifa-faon si tôt parti dans l'Ombre, il ne te sera plus donné de pouvoir changer, évoluer, sentir pousser ta ramure de cervidé, deux fois mort donc puisque empaillé à la fin, au son du cor, dans une de ces postures fantoches qui dans la meilleure des hypothèses ferait dire avec nostalgie à son ex adepte : « bah! j'étais jeune à cet âge ».
Plutôt un petit-vieux en herbe, mais il faut laisser la part belle à la vanité

J’avais 20 ans moi aussi, mais personne ne me fera jamais dire que mes choix politiques étaient erronés.
Pour nous, à l'âge impitoyable, le fascisme réel, agissant, c'était le Vietnam et Pinochet.
Rapidement, autour de nous, le génocide vietnamien au napalm et la dictature pinochienne allaient rallier tout ce que l’humanité nostalgique des camps de concentration, des charniers et des pelotons d’exécution comptait de néo-fascistes véritables.
Plus tard, des rastaquouères graisseux franco-libanais iront égorger du palestinien à Sabra et Chatila, cependant que d’autres idéalistes anticommunistes s’engageront dans la Contra au Nicaragua et ailleurs. 
J'ai vu de près récemment, la gueule de ces nostalgiques des escadrons de la mort.  
Si la dictature Pinochienne put sembler à certains un baroud d’honneur du paléo-fascisme, comme Ordre Nouveau qui s’empressa d’applaudir, ce fut surtout parce que l’idée m^me de fascisme était passé de la caractérisation politique à une acception sentimentale.  
Soit.
Mais m^me si Fascisme = arrestations arbitraires, tortures, caves, hurlements, alors le sadisme indépassable des instructeurs de la CIA et des sadiques sexuels latinos laissent loin derrière les exactions des truands recrutés par la Gestapo de la rue Lauriston.
Du reste le gvnment Allende fut renversé par les alter-ego américains des branchés d'ici, les Chicago-boys, au look très moderne, cheveux longs, sionisant et sniffant, fric, coke et rock and roll, c’est ça les bailleurs de fonds  de Pinochet ! 
Le dernier vrai gouvernement ouvertement fasciste. Alors pourquoi en 2013 cette référence à Hitler et Mussolini ?

Naguère nous avions 20 ans, nous comprenions parfaitement ces choses. Et il n’aurait été au pouvoir de personne de nous faire juger l’impérialisme américain  « moins pire » que le l’impérialisme allemand des années 40.
On se demande souvent ce qu’était l’ultra-gauche : cela, précisément : ne pas marcher dans la combine stalinienne de l’antifascisme.
Oui, nous étions jeunes alors, les derniers. Puisque aujourd’hui les « jeunes » disent « nous sommes jeunes », et se savoir jeune est une connaissance de vieux.
«  Nous autres, Jeunesses, nous savons désormais que nous sommes jeunes » sonne le glas de la jeunesse dans le Vieux Monde.
D’ailleurs le Spectacle depuis longtemps a vendu la mèche puisque « les jeunes » ne sont plus que les fils des immigrés. 

L'antifa est un antifâchiste abâtardi, qui n'est lui m^me qu'un succédané dégénéré de l'antifasciste stalinien,  partisan de cette anachronique et parodique rébellion contre le paléo-fascisme comme disait Pasolini, l'archeo-fascisme terrassé et enfoui sous les décombres, et pas près de se relever d'au milieu des ruines, mais dont le souvenir cuisant hante les nuits de la racaille qui nous gouverne.
Ce sont eux, les valets du capital financier, qui agitent sempiternellement cet épouvantail pour téléspectatrices à tête d'oiseaux, ces dignes enfants de la france minuscule du marché noir et de la combine, hier pétainistes aujourd'hui antifas, frondeurs éternels, au service de tous les désordres établis. 

La pléthore de morts-vivants obéissant ad cadaver, le bras tendu vers l’indéfectible schoa, défile lentement dans l'âme de ces petits chiens de pavlov mélancoliques, qui salivent devant la moindre paire de doc-martens, pointure 38, et la haine despotique « sur leur crânes inclinés plante son drapeau noir. »  Ces caniches irrités ont toujours fait chorus aux cabots miteux de ces punk-à-chiens qui entrelardent indéfectiblement leurs défilés parodiques. Lextrémisme vide de leurs défilés, parades accréditées de la colère agréée, qui font contreparties exquises aux loves-parades, nous interroge sur le vide quantique des lendemains qui vont déchanter.
Et de la même manière qu’il faut substituer à l'interrogation religieuse « y-a-t-il une vie après la mort » la question réelle « y-a-t-il une vie avant la mort », il s'agit de remettre à l'endroit l' inquiétude des réchauffés de Durban : « Quel monde allons-nous laisser à nos descendants », pour se poser la question : 
« à quels descendants allons-nous laisser le monde  », qui fait froid dans le dos.

Une pensée pour le malheureux Esteban, injustement accusé de meurtre, qui regarde sa jeunesse à venir derrière les barreaux.
Deux vies enterrées.
Quelle pitié. 
félix lechat.

mercredi 5 juin 2013

L'enigme de Félix Lechat

Philistine : Félix Lechat, qui êtes vous, d'où venez vous, où allez vous ?
 
Je suis venu, jeune Trouvère,
Frapper aux battants des portes,
Des débitants en lettres mortes : 
Ils ne m’ont pas même entrouvert.

Plus tard les tarifs inédits  
De trafics plus ou moins infâmes,
M’ont fait trouver chères les femmes :
Elles ne m’ont pas fait de crédit.

Bien que marcionnite et sans foi
Pour le démiurge du grégaire,
Je l'ai prié comme naguère :
Le dieu n’a pas daigné de moi.

Suis-je un félibre ou un hélix
Rampant sous les huées du monde ?
Ô vous tous, qui fêtez l'Immonde :
Ployez sous le faix du Félix !

 

Philistine : Ces pastiches ne nous mèneront nulle part ! 
Dites nous plutôt d’où vous vient cette misogynie nauséabonde.

Félix : Quelle misogynie ?

Philistine : Vous ne nierez pas que vous êtes un auteur misogyne ?

Félix : Tiens vous ne dîtes plus « en fait » à tout bout de champ ?

Philistine : En fait non.

Félix : Bon. 
 Si j’étais l’auteur d’un peu de misogynie (nécessaire en ces temps menstruels) cela me suffirait grandement. Mais l'observation impartiale me contraint davantage à la misanthropie qu'à la douce-amère misogynie : les deux babouins se valent, ils sont bien assortis.   
« Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange... » Alfred de Musset

Philistine : En fait, vous en avez aussi après vos machos congénères ?

Félix : Il faut tout de même être un petit peu réaliste : sans la passivité, voire la complaisance de la majorité de la gent couillue, et couillonnée, le féminisme vagissant n’aurait pas pu conquérir les positions politiques de premier plan qu’il occupe présentement : prenez le gender par exemple, de nombreux féministes bodybuildés, "hétérosexuels" mâles se font les fourriers de cette insanité, mortelle à l’intelligence.
La sycophanterie d’état belkaco-taubirouto-fourrestière ne vit et sévit que sous l’aile protectrice de l’Aigle Royal Flamby, ennemi déclaré il est vrai du "monde de la finance", c’est à dire des mâles actuellement dominants.

Philistine : En fait, vous avez écrit dans Fragrans Feminae : « Les féministes sont conscientes de la même chose que Flaubert qui écrivait : "La femme est un pur produit de l’homme. Dieu a créé la femelle, et l’homme a fait la femme. Elle est le résultat de la civilisation, une œuvre factice". Elles ont entreprit la destruction méthodique de cette « œuvre factice » peaufinée par les siècles. »
N’ont-elles pas eu raison dans ce cas ? 

Félix : À condition que cette destruction ouvrît sur un type féminin supérieur, une « sur-femme ». Or ce n’est pas le cas, la femme dégénère, le féminisme triomphant est une « déféminisation », et par là une femellisation de la femme.
Le féminisme n’est pas « la volonté de puissance féminine » en acte, son but véritable est de dompter la virilité, la mettre en ergastule, en finir avec la pensée rationnelle et le mâle blanc véhicule. Le féminisme n’est absolument pas l’adversaire résolu de la domination des mâles actuellement dominants, mais de celle d’Aristote, de Saint Augustin, de Descartes, de Baudelaire, de Shakespeare, etc…


Philistine : En fait, ceux que les féministes américaines nomment les Dead White European Males !

Félix : C'est cela.
On n'a pas pris conscience je crois, à quel point notre cloaque post-moderne est un crachat collectif sur les hommes anciens. Sur l’antique et immémoriale humanité avant nous. 

Philistine : Alors réactionnaire monsieur Lechat ?

Félix : Il faudrait s'entendre sur les mots...

Philistine : ...contre-révolutionnaire, anti moderne !

Félix : Ce n'est pas la même chose.
Je pense que le Monde Ancien était plus moderne, du moins contenait en puissance beaucoup plus de ’modernité’ que notre temps ; l’épée, le sceptre, la fusée, phallus dressés vers les étoiles...
Le monde industriel et scientifique, l’atome, la conquête spatiale, exige la rigueur et l’ordre. A contrario le monde post-moderne retourne aux religiosités, aux écoulements de moraline la plus macérée de la gynocratie des origines. On le sait, le Matriarcat était bâti sur l’ignorance du rôle du mâle dans la procréation, et cette ignorance engendrait la déification du principe femelle. Ainsi de nous.
C’est la période ouverte par la révolution du néolithique qui se clôt, ainsi la post-humanité accomplit une Révolution totale en retournant au chaos, à la promiscuité et à la pensée magique des lointaines et simiennes origines.


Philistine : En fait, retour à l'enfance alors ! Finalement peut-être sera-ce un nouveau progrès ? 

Félix : Oh certainement, comme la sénilité, sorte de retour à l’enfance, est un progrès, qui vient en quelque sorte parachever la maturité, la couronnant de sa royauté ramollie et trémmulante.
Notre époque opaque, amnésique, puérile, agitée, libidineuse et pleine de confusion, sent mauvais et fait sous elle : les excréments de sa sous-culture s’appellent féminisme, gender, etc., tout ce que le ramas petit-bourgeois content-pour-rien prise en ouvrant ses narines.
Tout n’est qu’une question d’odorat. 

 
Extrait de l'entretien réalisé pour la revue Kali-Yuga par Mlle Philistine Stringulat.

mardi 4 juin 2013

Je sais, je sais,

que j'avais promis une postérité à l'article intitulé  "de l'antisoralisme"... mais j'ai le texticule droit trop lourd pour pouvoir déposer le pantalon...

que je devrais, sous peine de le mécontenter donc l'irriter un peu plus contre moi, répondre au membre éminent de ce corps émérite que le monde entier nous envie, qui m'interrogeait l'autre jour sur Soral, mais je reste pétrifié, comme cette Femme dans le Lot & Garonne, tant j'appréhende et me garde, à vue de Nez et autant que faire se peut, des interrogatoires de simple police...
Comme Brassens,  Je suis anarchiste tellement que je traverse dans les passages cloutés pour ne pas avoir affaire à la maréchaussée. 


que lentes à fleurir sont les fleurs d'ombre du Tombeau à la mémoire de Tonkin...Pour le moment ce serait une oraison funèbre, un exercice de style donc, et cela je ne le veux en aucun cas.

Puissiez-vous tous, m'absoudre de ces, négligence, prétérition & procrastination, respectivement.
félix Lechat 

lundi 3 juin 2013

Némésis


Némésis !

 
Ah! Je souffre ! Ah! je tombe !
Ta cothurne de pierre
M’enfonce au fond de ma poussière
Jusqu’aux enfers où je succombe,
Jusqu'à la cendre où je poudroie.
Ton trait flamboyant me foudroie :
Qu’il soit loué !
Et ta sandale marmoréenne
Je la baise !
O Fanatique ! O Inhumaine !
Inexorable et punissant
L’Hubris de sang !

Les Dieux ne consentent pas
À l’essor des amants des Muses,
Car s’ils recevaient de surcroît
La magnificence profuse
La morgue du gommeux
Des succès mondains l'éclat,
Ils eussent semblé comme Eux.
Mais jamais mortel ne foulât
Cette terre où l’on rampe
De leur pas nonchalant et altier.
Sous les feux de toutes les rampes,
Sur les estrades, il n’est que le fumier.

Songe que tu n’échangerais
Contre rien dont on s'éprenne
Ni le repos en cuisses dorées
Des reines hyperboréennes
Le plus aisé et le plus consenti,
Ni les ivresses et les promesses
Des plus rafraichissantes pythies,
Des sibyllines enchanteresses,
Ni une infime atténuation
L’ombre la plus fugace
À l'ardeur de ton soleil de glace, 
Ton aveuglante Vision.

mardi 28 mai 2013

de l'antisoralisme


Je découvre avec un ahurissement proprement consterné, que se tissent sur la Toile, de ci de là, de gauche ou de droite, des blogs uniquement dédiés à la haine anti-Soral.
Des « blogueurs » se fixent pour tâche la plus urgente et la plus nécessaire, dans le fracas du monde, de démystifier le Soral, de déniaiser le soralien, à des fins la plupart du temps qui se proclament identiques aux nôtres ; nous, je veux dire les soraliens.
Quand on dénoue, de clic en clic, de liens en liens, l’enchevêtrement de tous les pseudonymes, on tombe de fil en aiguille sur des blogs comme celui de Fourest.
Cela dit tout.

Sans doute, il n’est pas concevable qu’une telle entreprise, radicalement, puisse se construire pacifiquement à l’intérieur de l’'Ordre' établi sans que celui-ci ne réponde du tac au tac.
Mais il reste que certains liens, indéniablement, dirigent vers d’autres blogs qui se sont marqués dans l’opposition à l’Inique.
Laissons les pour le moment, ils ne perdent rien pour attendre.
Aujourd'hui nous traiterons des gauchistes.

Leur homogénéité idéologique (féminisme sans-papiérisme) avec le grand capital, leur conformité subjective et existentielle, les obligent à s’accrocher avec un pathétique désespoir à une radicalité du discours anti-capitaliste, dans l’illusion pitoyable que leur paraître idéal dissimulera leur conformité spectaculaire.
Croyant défier quelqu’un ou quelque-chose en se proclamant antifa, ils ne font qu’affirmer leur attachement névrotique à l’imago du Père archaïque, Le Pen, le Père, que projeter dans les cieux l’image spectaculaire du Père absent, ce qui les rassure, et les autorise à clamer à la face des cieux vides que la rébellion luciférienne nazie, sera toujours terrassée par eux.

On me dira que l’athéisme n’est pas ce qui se fait de mieux à E&R, mais au moins la superstition affirmée est une protestation contre la misère réelle, alors que la misère théorique des gauchistes est une soumission à la production de la misère.

En vérité, ils souffrent d’un complexe de castration, l’existence de groupe radicaux de droite, met à nu le secret de leur émasculation. Et c’est ainsi que surgissent dans leurs blogs des images de femmes phalliques, les poings ou les kalachnikov dressés.
Heureusement pour la tenue esthétique des monstrations de ces couillons, on voit de plus en plus parmi eux de souples jeunes hommes, très athlétiques et très encagoulés, tant la Police infiltre par capillarité leurs rangs clairsemés.
« Ce contre quoi on lance aujourd’hui les rats d'égout, dénichés par 1a pénurie ce sont vraiment les dépouilles abandonnées par 1a critique radicale dans son cheminement » Cesarano Chronique d'un bal masqué
Ces supplétifs, _ quoi?, plutôt ses féaux idéals, le Désordre établi les prend désormais chez les anciens marginalisés/réprimés par les sociétés traditionnelles : Pédés, Gouines, Métèques, Putains, tout ce que le gauchisme américain promouvait comme révolutionnaire face à un prolétariat réputé « embourgeoisé ».
Hier tenus sous le boisseau par la domination capitaliste patriarcale, père, patron, gendarme à moustache, car rétif à la militarisation, la norme dominante de l’intégration, « femmes, » « jeunes, » « immigrés », faisaient figure emblématique, dès lors qu’ils étaient les laissés-pour-compte apparents. 

- On m’aura compris, mais en ces temps de vaches maigres intellectuelles, je vais quand même perdre un peu de temps et d’énergie, donc de mordant et cinglant, à le préciser : je ne parle pas des femmes REELLES, travailleuses, qui subissent aujourd’hui une exploitation redoublée, ni des jeunes travailleurs livrés à la précarité, ni des travailleurs immigrés qui travaillent.
Je parle d’idéologie.  Jeunesse, Femme, Immigration, termes hypostasiés, abstraits.
Mais il sera nécessaire au Pouvoir de recréer de VRAIS femmes, jeunes, immigrés, concrets, pour les faire se mouvoir au bon moment et dans le sens voulu, d’où les créations policières et artificielles d’officines de putes soumises, Femen et autres potes SOS, d’où la manne financière extraordinaire qui va pleuvoir sur ces supplétifs, comme celle que Monsieur Delanoë déverse annuellement sur des assoces ultra-minoritaires de tarés et d’hystériques, tout ce que l’antique humanité non encore asservie à la marchandisation sexuelle, tenait pour le rebut.

D’aucuns n’ont pas vu ni compris cette transmutation ontologique du capital.
Elle a commencé par une hécatombe inouïe des jeunes hommes indo-européens, le substrat de la conscience, donc de la révolution, lors de deux boucheries inaugurales du dernier siècle. Cette hécatombe fut bien le « chemin des dames » je crois l’avoir déjà dit.

Ces révolutionnaires joufflus aux yeux de biche, ces sénateurs de gauche à la grasse lippe, vivent dans la barbarie impérialiste la plus décidée, (Iraq, Palestine, TCSG, Hollande, Troïka ) mais soutiennent avec des critères frelatés, inspirés de l'antique rhétorique des guerres de libération nationale, les interventions de l'impérialisme au Kosovo, en Libye, en Syrie, etc...
Quelle misère.

La prochaine fois, nous passerons à certains personnages de l'autre bord, qui font leur fond de commerce de la dénonciation de Soral.
felix lechat

dimanche 26 mai 2013

Improbable Fiction, journaliste plus improbable



On se souvient de Souleymane, 17 ans, qui avait étouffé lentement, le sourire aux lèvres, son jeune condisciple de 13 ans, dans la cour de récréation, et que l'imMonde avait rebaptisé Vladimir !
Vladimir plutôt que Souleymane, Jean Louis plutôt qu'Ahmed, Ahmed Assous qui a descendu au fusil de guerre Audrey et Xavier Verpoorte, pieux musulman « qui avait un problème de boisson » [sic], certainement pas de racisme, même quand il se prénommait encore Jean-Louis, ce voisin irascible, qui « supportait mal qu'on se gare devant chez lui » [resic]...
Et quand l'usurpation d'identité devint intenable, le chef de la police locale avait parlé « d'un problème de stationnement ».
Xavier et Audry abattus comme des sous-chiens pour « un problème de stationnement ».
Assous mérite un PV de cent trente cinq euros , au moins !

« Casseurs du PSG : les médias changent les prénoms » lisons nous ici.
Avant cette nouvelle mode journalistique, les patronymes des adeptes du couteau, surineurs et autres égorgeurs, étaient soigneusement tus.
Longtemps les auteurs des sanglants  faits d'hiver et des autres saisons se reconnaissaient en ceci qu'on ne les nommaient jamais autrement que les 'jeunes gens', les 'jeûnes'...
….
Le 'jeune homme', presque mineur au moment des faits, a reconnu avoir égorgé la victime comme en état second, sans savoir bien ce qu'il faisait ; lors de la marche blanche organisée pour Pierre, ses camarades ont dit qu'il était doux comme un agneau.
Bon pour l'abatage rituel donc....
La mère du 'Jeune-homme' dit qu'elle ne comprend pas son geste, "depuis quelque temps il était énervé, la baisse de son RSA, la hausse de l'assurance de sa BMW."
Il était connu des services de police, pour d'autres faits de violence.
….
 
- Connu défavorablement j'imagine, monsieur le commissaire Déboutonné
- connu simplement, vous savez nous à la Police on en connaît du monde, ça va ça vient on fait connaissance, il ne faut pas en faire tout un plat de cochonnaille...
- mais il avait été arrêté en 2007 en possession de trente KG de haschich dans sa BMW, tout de m^me ça compte...
- mais remis en liberté faute de preuves par la Juge chargée de l'affaire...
- c'est vrai, dès lors des bruits avaient couru sur son activité d'indicateur de police, tel un Mehra d'égout...
- la complotite aiguë de mise sur certains sites nauséabonds.
Membre de SOS racisme, qui travaille en partenariat avec la Division nationale de lutte contre le hooliganisme, le Jeune-homme aidait à débusquer les supporters locaux d'extrrrême droâte les plus dangereux...
- sans doute, sans doute, mais là, après l’égorgement de Pierre Lessoucabot, il sera peut-être un petit peu incarcéré non ?
- Ce Lessoucabot était supporter de l'AS Plougastel, réputé pour son fanatisme identitaire breton. On ne sait pas encore ce qui s'est passée VRAIMENT entre les deux hommes...
- une lame affûtée de trente centimètres, à première vue...
- il ne faut pas trancher si vite : l'enquête doit maintenant déterminer les causes de ce malencontreux accident. L'avocat du jeune homme, maître Birembaoum dit que son client aurait été agressé, verbalement, par l'individu en question...
- le jeune homme ?
- la victime...
- ?? mais il est décédé dans les minutes qui ont suivies son égorgement, la carotide tranchée ça pardonne rarement.
- Je voulais dire la victime de poursuites, responsable présumée, en garde à vue à l'heure actuelle je vous le rappelle...
- Pierre Lessoucabot en seconde S au collège Winnie Mandela de Brest, était décrit comme pacifique par ses camarades....
- Mais la petite amie de la victime, je veux dire du Jeune_homme, du présumé coupable si vous préférez, dans la m^me classe que le supporter a affirmé qu'elle avait reçu plusieurs SMS très hostiles de Lessoucabot ; nos services examinent les boîtes vocales des suspects...Rivalités amoureuses, jalousie, aucune piste ne sera a priori écartée
- Sur Facebouc certains de ces fameux SMS circulent. Il semble que feu Pierre voulait la mettre en garde contre les effets du cannabis, auquel elle s'adonnait récemment....
- ….et de fil en aiguille on en arrive à à criminaliser tous ceux qui fument un joint de temps en temps, tout le monde a fumé un joint au moins une fois, pas vous ?
- Non. Et puis il s'agit de montrer du doigt les dealers pas les "inhaleurs"....
- Montré du doigt ! Désignés à la vindicte, vous voulez dire, et parfois en raison de leur origine, on connaît la chanson, monsieur Zemmour ça ne vous rappelle rien ?
- En somme l'égorgeur devient la victime !
- Le « meurtrier présumé ! »
Écoutez monsieur le... journaliste, un Jeune-homme est actuellement incarcéré qui risque de passer le restant de sa vie derrière les barreaux, peut-être jusqu'à l'année prochaine, c'est une très lourde responsabilité ! Le travail de la Police est, à ce stade, primordial, compte tenu des lenteurs administratives et judiciaires.
- compte tenu des vacances de fin d'année qui approchent à pas de cyclopes, il reste en effet peu de temps pour lui éviter de passer Achoura en taule...
-….oui nous devons tout mettre ne œuvre pour éviter ce dénouement tragique.

 Malheureux enfant qui passait par là. Sang noir, marche blanche, quelques crachats dans la tombe encore ouverte....
On ne sait plus quel flic mérite le plus la palme.
Le flic à plume ou le flic à menottes.
Quel siècle à flics !
félix lechat

mercredi 22 mai 2013

Samouraï



78 ans ce n'est pas un suicide, c'est de l'élégance, laissons la nonantaine aux femelles, le monde est plein de veuves, la vie est un veuvage, la Mort ne regarde qu'aux guerriers et aux poètes, les autres puent le cadavre dès l'origine, ils continueront de sentir mauvais de cujus, plus raidis peut-être, plus allongés si possible...voyez la charogne Bouteflica, morte, vivante nul ne saurait dire, elle sort du Val-de-Gâce, Joe Starr y entre, ce Val est une canalisation crevée on n'y croise plus que des rats, nulle grâce pour les enfants des vrais soldats d'ex France.
 (Petit-fils de Légionnaire, fils de pupille de la Nation, souffrant il me faudra piétiner des heures avec leurs congénères d'égout aux hospices publics en ruines, en attendant l'onction dulcifiante du Dr Birembaum ; mais quel thaumaturge pneumatique me prescrira le bon baume pour mes hématomes?)

Provocation dernière : se faire sauter la cervelle face au tabernacle du Dieu d'Hâmur qui ne hait rien tant que l'on se tue sans son exeat, en plein dans sa synagogue Vatican II, Leur-Dame pour les intimes, la noblesse de Venner est toute dans cette bravade, lui qui certainement méprisait le judéo-crétinisme dégénéré.
(J'allions nous faire tancer par l'abbé.)
félix lechat

« Je ne plaide en faveur de rien, hormis le courage et la lucidité »
Dominique Venner. 1935 - 2013

lundi 20 mai 2013

France, Orange mélanique


Dimanche 10 mars 2013, j'avais enregistré pour notre radio, dans les locaux d'Égalité & Réconciliation, une brève allocution, pour une émission qui n'a pas été diffusée. 
 Après immatures réflexions, et comme j'ai horreur de travailler pour des prunes, je décide de livrer à l'appréciation songeuse des lecteurs de ce modeste Blog, cette recension, sans préjugé politique, de l'ouvrage de Laurent Obertone [1], relatif aux actuels actes de barbarie. .
Hélas la lecture sur un blog s'avérera toujours plus fastidieuse que l'écoute, mais je ne sais pas encore m’enregistrer sur mon pc... SOS PC !
       
       
             Chers amis, chers ennemis, réconciliés conciliaires et égalitaires irréconciliables, fascistes blonds, rouges bruns, démocrates chauves,
pour ce premier, et vous l’espérez déjà tous, dernier, billet d‘humeur, j’ai choisi d’épuiser pour vous le sujet le plus amer pour une association empreinte d’une joie de Survivre pleine de Bon Sens, je veux parler bien sur, vous l’aurez déjà reconnue à son suaire et sa faux - et quand je dis sapho je ne veux pas parler de Caroline Fourrest mais de sa commère brouteuse de pissenlits : la Mort !
Non pas la mort individuelle, vue sous l'angle existentiel, mais la Mort universelle «d’une race et d’un continent» (Arthur Rimbaud) dans ses cas incontinents. 

          Pendant que les pouvoirs publics s’en vont fleurir chaque année et à heure fixe le pont d’où a été précipité dans la Seine Brahim Bouarram ;
Pendant que l’Union des Juifs Etudiant la France défilait hier encore, en brandissant une immense banderole où l’on pouvait lire : En France on tue des Juifs des Noirs et des Arabes !
- en omettant de préciser que les dits Juifs Arabe et Noirs assassinés le furent respectivement par un Arabe et un Noir, cependant que la veille encore, dans un silence assourdissant la très pâle et très souchienne Marion, 14 ans, était violée puis lardée de 40 coups de couteaux par un angolais très coquet puisqu’il portait un bracelet électronique,
Hélas, pauvre Marion...

Pendant disais-je que s’accomplissaient gravement ces rituels destinés à graver dans le marbre la marque ignominieuse du Racisme indécrottable des Dupont-de-souche,
Nous autres pauvres Français avançons d’un pas mélancolique en nos marches blanches, pour aller porter régulièrement en terre les dizaines et dizaines des nôtres dont la vie fut brisée par d’autres « français » qui nous regardent en sous-chiens de faïence, et ne sont pas avares de leur coup de couteaux.
Ainsi nous pourrions d’ores et déjà, nous autres, élever non pas comme certains des pancartes abjectes, mais l’étendard sanglant, et ériger un peu partout en ex-France des monuments aux morts !
Exagéré-je ? Hélas non!
J’ai apporté ici une liste de plus de 100 noms, 100 noms de souchiens assassinés par des « chances pour la France », 100 noms cueillis au hasard de mes pérégrinations solitaires, moi qui suis sans moyens d’investigation
Alors combien, combien d'autres, depuis plus de trente ans, dont les prénoms chrétiens forment la longue litanie d'une oraison funèbre, affleurant un instant au firmament des "faits divers" et disparaissant aussitôt dans la nuit du déni consensuel ?

        À tout seigneur tout honneur, j’ai puisé beaucoup dans un livre au titre blafard [2] mais qui annonce la couleur, celui d’Hervé Ryssen, qui le premier a dressé une liste exhaustive de ces crimes et délits.
Mais cet auteur prolixe restera ignoré du Gros Public. Comme chante le poète : Le premier qui dit la vérité il doit être, sinon exécuté du moins bâillonné. Le précurseur qui montre le chemin ne ramasse pas les lauriers. Telle est la Loi.
C'est donc le livre de Laurent Oberton qui viendra rompre ce silence complice, et dont je recommande céans la lecture.
 
On me dira pourquoi mettre encore l’accent grave sur de vulgaires « faits divers », ça sert qui ?
  Hein qui ?
- À n’en pas douter ceux qui enfoncent leur soc en vue du Choc des Civilisations et répandent pour ce faire le fumier de l’Islamophobie.
Je répondrai d’abord que cette guerre des civilisations je ne la vois guère, peut-être un peu au Mali, et encore, mais certainement pas en Egypte, en Tunisie, en Lybie, en Syrie, là, n’est-ce pas, on verrait plutôt le contraire, les deux grands monothéismes, celui du Marché et l’autre, étroitement enlacés…Sans parler du Hamas et de l'Entité enfin réconciliées....
Alors,ce climat glacial phobique j’avoue ne pas le ressentir, mais peut-être suis-je trop couvert des gros pulls à poil laineux de repentance que notre Mémé Moire se fait un Devoir de nous tricoter.
Je dirais ensuite que les faits divers à partir d’un certain taux d’hémoglobine deviennent des faits de société. Passé un seuil la quantité se transforme en qualité. C’est une loi physique. L’eau à 100° cesse d’être un élément liquide pour devenir un gaz.
Il me semble qu’à compter un certain nombre et une certaine régularité dans l’hécatombe des sous-chiens, on est dans autre chose que le simple Droit commun.

      Par nature j’ai horreur de dissoudre le concret dans les Abstractions idéologiques, fussent-elles sublimes.   Penser c’est voir dit Aristote.
Et ce qui crève les yeux, on ne le voit pas.
Ce qu’on croit voir c’est l’Idéal, l’idéal précieux, toujours placé dans les grands cieux, qui fait croasser les croyancieux !
Toujours l’idéal est négation de la réalité. Comme en photographie cette négation est un négatif, la réalité inversée.
Ainsi le Spectacle, au travers de ses grands appareils idéologiques, met en scène systématiquement le contraire de la réalité.
La vérité criante ne sera jamais criée tant elle est niée, déniée.
Et il y a une gradation dans ce déni.
D’abord l’omerta pure et simple : ou bien le crime est tu ou le nom celui qui tue.
Puis quand les faits commencent à filtrer un peu, arrive le plombier-sociologue chargé de colmater les brèches. 
Celui-là nous dit qu’il n’y a pas d’insécurité réelle mais un « sentiment  d’insécurité ».
Un sentiment inepte entretenu artificiellement par les démagogues, les populistes borgnes et leur fifille. Cette atmosphère affreuse, se reconnaît à sa senteur caractéristique : le Nauséabond ! Puanteur blême qu’un peu de brise marine suffirait à dissiper...
 
En outre, clame cette outre pleine de vent sociologique, les crimes de droit commun mais c’est vieux comme le monde ! Rien de nouveau sous le soleil de Satan ! Rappelez vous : les Blousons noirs des années cinquante ! Et les Apaches des années 1930 !
Hélas les statistiques véritables claquent comme un fouet sur le visage de ces laquais.
Chaque jour que Yahvé fait, en ex-France, en dehors des crimes de sang, en moyenne: 13 000 vols, 2000 agressions, 200 viols ! Ces chiffres sont parfaitement inédits !
Éclipsés les blousons noirs et les Apaches !
Tels sont les faits ! Durs, têtus, acérés, comme la lame de Souleymane que l’Immonde a rebaptisé un jour Vladimir.

Alors devant cette évidence funèbre vient celui qui dit : 'ok, tout ça est bien affligeant, mais pourquoi ne désigner à la vindicte que ce menu fretin ? '
Qu'est-il cet essaim noir comparé aux gros requins blancs de la Phynance, aux dents de la mer autrement redoutables ?
À ceux là je répondrai d’une voix attristée :
C’est exact, cette barbarie grandissante est le fruit d’un système pourri et qui plonge son assise dans la pourriture même.
Nous sommes pris dans les rets dégoulinant de sang du capital financier. Et en bas, la racaille prédatrice n’est que le pendant de la Vermine dorée au sommet, les spéculateurs, les maffieux, les privilégiés en tout genre vautrés dans la corruption et la déliquescence.
C’est bien leur domination qu’il nous faut abattre.
Mais si la substitution de population n’a aucune autre origine que la volonté des classes dirigeantes, je ne puis que me rendre à cette autre évidence : il faut une unité à un peuple pour se battre.
C’est cela qui a été brisé. Car si nous ne pouvons nous unir à qui a faute ?
Regardons par exemple les jeunes : peut il y avoir convergence de luttes entre ceux qui veulent tout niquer et ceux qui processionnent avec des pancartes ?
Et qui ne manquent jamais de tendre de toute la force de leurs petits poings levés, leurs tendres menottes aux premiers. 
Qui leur répondent illico par un supplément de coups de couteaux dans le plexus solaire.
À tel point que les gentils militants scolaires en ont leurs petits cœurs antifâchistes brisés. Cf. les violences raciales du CPE. 

Petit bémol.

C’est dans cet état d’esprit qu’il convient je crois de recevoir ce livre très nécessaire.
Mais pourquoi l’avoir intitulé «  France Orange Mécanique », lors même qu’il est la démonstration éclatante que la délinquance années 60  n’était qu’une gentille bluette sentimentale, face au déferlement de criminalité bestiale de nos temps pétrisseurs ?
Quel rapport, je vous le demande, entre les imaginaires dandies, esthètes et fascisant, qui matraquaient joyeusement du bourgeois en écoutant Ludwig Van, et les trop réels horribilis, violant, tuant et dépouillant les enfants des prolétaires, au son de cette cacophonie municipale que notre ami Cardet entend comme une imposture auditive.
(Et qui fait mentir l’adage : mieux vaut entendre ça que d’être sourd.)

Pour ma part j’eusse intitulé un tel ouvrage : France : violence mélanique, avec en sous titre La mécanique du Mélange
- ou si l’on aime mieux : France, La Mécanique de l’Orange Jaffa
félix lechat

Notes
[1]La France orange mécanique. Laurent Obertone. Ring, 18 euros
[2] Le racisme antiblanc. Hervé Ryssen. 320 pages. Editions Baskerville.