Il est des « faits divers » dont l’horreur tue l’espoir, pour que naisse une espérance plus haute, qui vient redonner au mot humanité perdu un sens plus chargé encore de sagesse.
Je n’ai que trop tendance à désespérer de la nature humaine.
Et hélas, la lecture de drames épouvantables comme celui perpétré à Dampmart Seine-et-Marne, ne peut que me conforter dans ma désespérance.
Là, nous le savons, un médecin ORL a découvert à son domicile ses trois enfants gisant dans des mares de sang. Sa femme a été appréhendée et aussitôt internée.
Pourtant, dès le lendemain les comptes-rendus des journaux et tout que j’entendis dans le Poste, offrirent à mon esprit enfiévré une coupe pleine d’un antidote contre-antihumaniste qui vint guérir momentanément ma déconsidération hâtive pour cette époque imbécile.
« La Maman » ! Pas une seule fois, pour cet être meurtri, poussé aux extrémités regrettables de l‘égorgement familial, ce beau nom ne lui fut retiré, refusé, par la pléthore des commentatrices matriciennes, des douces colmentateuses de brèches qui sévissent dans les colonnes du Temple.
Nous l’avons dit, le mode opératoire choisi par « la Maman » pour l’abattage de sa progéniture fut l’égorgement, avec semble-t-il un acharnement maternel pour le petit garçon qui à première vue, et à seconde aussi, semblait lardé de nombreux coups de couteaux.
Et bien, nous avons entendu et lu des paroles inattendues, sublimes dans leur simplicité empreinte d’une compréhension, d’une empathie, d’une humanité, supérieures, que dis-je, transcendantes, tant elles surplombaient par leur élévation d’âme les condamnations indignes que des peuples moins évolués n’auraient pas manqué de faire.
Quant à la compassion envers les petites victimes (mais sont-elles encore des victimes, ces innocences sacrifiées offertes en holocauste à l’Hâmur conjugal, et retournées grâce aux soins diligents et tranchants de leur marâtre dans le sein nourricier de la Terre-Mère ?), elle s’exprimait toujours par cette parole consolatrice : "Reposez en paix chers petits anges."
Cette touchante compréhension pour La Maman jointe à la métamorphose mystique de sa progéniture exterminée en petits Anges des cieux, dit combien elle ne saurait être considérée comme une vulgaire criminelle ordinaire, car le crime ordinaire est celui qui transforme un être vivant en une misérable charogne.
Et bien que La Maman soit Noire, c’est encore une de ces marches Blanches qui s’est ébranlée afin d’aller porter en terre les dits anges, à l’instar des centaines de petits souchiens régulièrement envoyé ad patres par nos chères têtes brunes crépues. ( à cet égard je vous conseille de lire l'ouvrage Orange Mécanique qui fait une certaine recension de ces holocaustes).
Et il fallait bien que ce fut une Sénégalaise, qui offrait des masques Vaudou à ses voisines, et qui affûtait ses couteaux sur la meule Tragique, qui nous ramenât, nous autres européens, aux sources pures de notre civilisation hellénistique, en ressuscitant Médée !
Sans doute, Médée était haïe par le public antique, qui, moins évolué que celui de nos modernes cités gynécocratiques pardonnait difficilement l’infanticide, « le plus horrible de tous ses crimes » selon Sénèque, l’auteur d'une des plus belles des tragédies intitulées Médée.
Mais je m’interroge : une Maman immolant sa nichée est-ce bien encore un crime ?
Il convient tout d’abord de ne pas de s’exagérer ces choses.
Une tête chercheuse anglo-israélite, Francesca Minerva, et qui eût mieux fait de s’intituler Medea, mais nous restons dans la Grande Tradition Gréco-latine, avait affirmé dans le très sérieux British Medical, que la Mère devrait pouvoir tuer ses bébés en toute impunité, mais cette fois après la naissance, si ceux-ci avaient le mauvais gout de déplaire, car, avait démontrée la grande Penseuse : « ils ne sont pas encore de vrais personnes » (SIC).
Suite à cette admirable prise de position novatrice la « professeurE » avait à son tour reçu (selon ses dires) des menaces de mort, par des gens dubitatifs sur sa qualité de véritable humaine.
On me dira, 17 ans pour l’ainé c’est peut-être un peu juste pour être considéré encore comme un « bébé qui n’est pas encore une vraie personne », mais les voies de l’Amour Maternel, si elles sont pénétrables, restent intemporelles.
Le cordon ombilical, plein de glaires et de sanies , Inter fæces et urinam nascimur [1], n’unit-il pas éternellement en une chaîne d’amour la Maman et ses petits ? Lui laissant toute latitude de tirer ladite chaîne pour envoyer à la fosse le moment venu, ses petits étrons superfétatoires.
La compréhension universelle envers la Maman, si gentille, ne devrait-elle pas se muer en une Loi qui garantirait aux Mères le droit imprescriptible d’user à leur guise de leur Corps, entendu dans toutes ses extensions, ce « Corps qui leur appartient », puisque, la Grande révolution de l’Avortement Industriel le démontrera, la progéniture n’est au fond qu’une excroissance du Corps de la Fâme.
Je pose la question à madame Taubira.
La civilisation avance on le sent, on le voit chaque jour.
Regardez le Gender ! Au départ considéré comme élucubration démente dégoulinant de la cervelle d’une autre penseuse élue, gougnotte en mal de gigots à l’ail, aujourd’hui a force de Loi. Et « la France » s’honore d’avoir mis son enseignement obligatoire à l‘école et l’Université.
Mais tout n’est pas achevé. Il faut aller de l’avant ! Et que l’infanticide maternel soit légalisé, et même, pourquoi pas, étendu aux nounous.
La Marche du Progrès est imprévisible. Ce qui eût paru invraisemblable à nos Pères, qui furent inventeurs, philosophes, explorateurs ou artistes, est aujourd’hui la Norme.
En tout cas, voilà encore une preuve que le couple hétéro, du strict point de vue de l’épanouissement de l’enfant, hormis peut-être l’ouverture à l’autre de la trachée-artère, ça ne marche pas !
« Un hétéro, une balle, une famille, une rafale !
« Une paire de mères vaut mieux qu’un père de merde !
entendait-on scander lors des processions généreuses du « mariage pour tous ».
Félix Lechat
Note [1] :
« Nous naissons entre la merde et les urines ». Saint Augustin
dimanche 24 février 2013
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9 commentaires:
Excellent !
Bravo pour arriver à extraire de la théorie de cet accident de l' humanité. Pour moi, un des masques était envoûté...
et vive l'auto-censure
Non PC, vieil oeil de lynx ! franchement il était nécessaire
d'élaguer,trop verbeux...
J'ai lu la première version cette nuit et franchement elle m'avait déçue et j'avais été très mal à l'aise...
Pourquoi ? Parce que l'abbé faisait un lien de causalité évident entre musulman et égorgeur.
Je ne suis pas pour la censure, mon Dieu non, jamais, mais j'aurai aimé qu'il justifie le lien, ça aurait été la moindre des choses, sinon on est au niveau de l'ethno-différentialiste haineux et ça ne correspond pas à ce que j'aime lire ici.
Oui, je suis musulman et non je ne parle pas d'islamophobie, vocable absurde. Je veux juste que les gens soient honnêtes, c'est pas trop demander quand même, si ?
(Oui, oui, je sais, les musulmans doivent nettoyer devant leurs portes, croyez-moi, j'en suis très conscient)
Tous ces mots pour tenter de définir une humanité qui me semble de plus plus avoir été une illusion... Ce monde des hommes est en réalité un charnier, une infection, pas même une pourriture noble. Qu'ils soient de gauche, de droite, sur les bords, il n'y a que la dysenterie qui les amènent à se recueillir quand enfin libérer depuis quelques heures, ils perçoivent le sens du mot purification. (expérimenté sur moi-même)
Ah c'est frais ! Voici une autre façon de se purifier, selon M-E Nabe (expérimentée sur moi-même) :
"Quand on est dans le sexe, on ne peut pas s'imaginer une délivrance plus impérative que jouir, mais quand on a joui, on est si violemment expulsé du sexe qu'on n'arrive même plus à imaginer comment, quelques secondes avant, on pouvait avoir tant besoin de ça. Sorti de cette grotesque illusion d'extase dans laquelle l'homme a macéré douloureusement, il est impossible de savoir ce qu'est le sexe, d'en retrouver seulement le goût, on en est si loin qu'il semble qu'on ne l'ait jamais connu ou qu'il n'ait jamais existé. Drôle d'impression. Qui jouit ignore le sexe : il récupère aussitôt une innocence absolue, une virginité spéciale (on voit bien là que décharger son sperme est une manière de s'absoudre du Péché originel) : celle de l'homme qui ne connaît pas le sexe. À l'instant où j'éjacule, la bite salie de foutre dégoulinant, je suis l'homme le plus propre, le plus pur du cosmos !"
Minerva est juive ? enfin, je comprends ! mon allégorie de Medee concernant la Veil se multiplie...très bien !
PC@ Oui,il y a de cela.
J'ai un lien sur mon bleurg qui propose de transposer ce tire.
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